L’infantile misogynie de Gran Autor

de Patrick Călinescu
traduit d’anglais en français par Zac Egs
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« Dormez-vous, Maître ? »

« Non. Pourquoi ? »

« Ce proxénète, que vous avez demandé pour hier, est finalement venu vous voir ».

« Faites-le donc entrer ».

« Que je veux, Maître ».

« Et le proxénète, de qui le serviteur du Maître nous a parlé, entra dans le bureau du Maître.

« Maître », dit-il d’un ton vraiment soumis, « Je suis venu quand vous me l’avez dit ».

« Je suis ravi que vous l’ayez fait », dit le Maître d’un ton qui était au-delà de toute sorte d’interprétation.

« Avez-vous amené ce que je vous ai demandé ? »

« Oui, Maître, je l’ai amené », dit le proxénète d’un ton provocateur et soumis.
Le Maître semblait avoir remarqué le long moment que le proxénète avait mis pour retourner vers lui et cela lui déplaisait.

« Amenez-le donc », dit le Maître en bouffées amplifiées d’impatience.

« Oui, Maître », dit le proxénète alors qu’il se précipitait vers la porte du Maître pour l’ouvrir pour faire entrer ce qu’il avait dit qu’il apporterait.

Et ce qu’il a dit qu’il apporterait, par ordre direct du Maître, était une file moyennement longue de belles femmes qui entraient maintenant dans le bureau du Maître silencieusement, humblement et, sans exception, avec leurs têtes plongées dans l’ombre mouvante qu’elles jetaient sur le plancher.
Elles étaient, sans exception, nues et gardées dans un état immaculé de beauté naturelle.

Aucune n’avait de maquillage et aucune n’avait rasé une quelconque partie de leur corps avant d’être introduite dans le bureau du Maître.

Leurs aisselles montraient la vaste irrégularité de types de cheveux qui ne peuvent être préservés que dans un état de beauté naturelle dans lequel elles avaient été gardées pour la rencontre d’aujourd’hui avec le Maître.

Leurs cuisses, également, cachaient une variété très large de poils pubiens, que seul le monde de la biologie peut naturellement produire.

Le Maître vit cela, alors qu’il les regardait. Elles formaient une ligne modérément longue de belle chair et il appréciait grandement cela. Il exprimait même son attitude indomptée avec le proxénète en clignant des yeux dans un profond manque de chasteté.

Alors, le Maître inspecta chacune de ces belles femmes, qui avaient gardé leurs têtes plongées dans leurs ombres fixées de peur de savoir ce à quoi ressemblait le Maître, et finalement choisit, de cette ligne modérément longue, celle qui exhibait apparemment la plus forte inclinaison pour tous les types de poils naturels existants.

Quand il l’eut examinée entièrement, il sourit plaisamment et vit que son choix était, de loin, le plus chevelu qu’il avait vu.

Le Maître, satisfait du travail du proxénète , le renvoya aimablement. Ce commerçant parti, il retourna vers sa chaise et s’assit à son bureau, fatigué et distrait.

Maintenant confortablement assis dans sa chaise, à son bureau, le Maître regardait la femme nue, qui cachait encore ses yeux dans l’ombre née du plongeon de sa tête, et admirait secrètement l’état originel de sa beauté naturelle.
C’est alors qu’il s’éclaircit la voix d’une manière assez paternaliste et lui ordonna de s’approcher de lui. Elle lui obéit sans hésitation et sans répugnance pour ce qu’elle savait qu’elle allait faire.
Ce ne fut que quand se trouva à portée du Maître qu’elle osa relever la tête et regarder le Maître.

Ce ne fut que quand elle vit à quoi le Maître ressemblait qu’elle commença à se sentir plus à l’aise dans une telle proximité par rapport à ce dernier.
Ainsi, le Maître, satisfait de son attitude générale, accentua son autoritarisme théâtral et cria après elle, d’un ton très nettement viril. Elle s’agenouilla devant lui et garda la tête vers le haut avec une tension musculaire plus intense au niveau du cou.
Elle obéit, encore une fois, sans la moindre hésitation ou révulsion.

Elle était restée dans cette position demi-verticale, position à demi courbée pendant un certain temps quand le Maître, en dernier ressort, montra ses intentions à son égard. Son plan était bizarrement simple.
« Maintenant je veux que vous regardez le plancher encore une fois », dit le Maître.

« Oui, Maître », dit elle alors qu’elle revenait à la posture silencieuse et humble qu’elle avait quand le proxénète l’avait ramenée.

 

« Et maintenant », le Maître montra clairement son plan, « Je veux que vous ouvrez vos lèvres et agitez votre langue, mais doucement seulement », le Maître la prévint de ne pas outrepasser ses requêtes.

Elle souleva une de ses lèvres pour toucher l’humidité naturelle de l’autre ; et à travers cette fente imperceptible dans l’aspect charnel de ses lèvres elle glissa presque le bout de sa langue en dehors de sa bouche.
Ainsi, avec sa tête toujours plongée dans une ombre qui ne bougeait plus, elle perdit toute mobilité et se trouva coincée dans cette position presque surnaturelle.

« Maintenant je veux que vous restiez tranquille », dit le Maître « et faites de votre mieux pour ne déranger aucune des distances symétriques entre les lèvres et la langue que vous avez réussi à créer si joliment ».

Elle ne dit rien car elle ne pouvait rien dire pendant qu’elle était sous les injonctions du Maître qui lui disait de rester tranquille, mais elle arriva tout de même à manifester un plein et vibrant « Oui, Maître » de tout son être.

Le Maître vit le très haut niveau de participation qu’elle montrait pour respecter ses lubies. Il aimait vraiment cela.
Enfin, le Maître se pencha en avant vers son visage, qui était figé selon ses instructions, et sans hésitation ou répulsion, il sortit sa langue virile en dehors de sa bouche et commença, vigoureusement, avec ravissement, à humidifier, en mouvements circulaires, le bout déjà sec de sa langue.

Il gémissait en émettant des modulations de baryton, assez grotesque et il léchait la rondeur un peu craquelée de ses lèvres avec la férocité véloce d’un chien se masturbant.
Elle, aussi, gémissait et elle, aussi, léchait en parfait accord avec le Maître, comme un moyen par lequel elle espérait cacher suffisamment ses petits ricanements.
« Maintenant je veux que vous vous releviez de votre agenouillement, baissiez votre tête exactement comme vous la teniez quand vous êtes entrée et repreniez la tranquillité naturelle de votre visage », dit le Maître quand il se sentit vraiment ennuyé par cela.

« Oui, Maître », dit elle à partir de cette piscine de salive qui avait inondé et conséquemment bloqué tout mot qu’elle essayait de prononcer.

« Et maintenant, pour terminer », le Maître d’un ton indifférent, « Je veux que vous me quittiez par la porte arrière où mon domestique vous attend pour vous reconduire ».

Elle balbutia « Oui, Maître » des profondeurs transparentes de la piscine de salive qui pensait que  ses lèvres étaient les rivages montagneux qu’elle mangerait dans les éons passants.

Quand la femme nue était sortie du bureau du Maître, le Maître s’enfonça profondément dans sa chaise à son bureau ; et commença à réactiver les deux lèvres ; et le bout de la langue se tenait en leur milieu.

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